Petit lexique des pratiques de culture écologique


A la page 26 du dernier numéro ( Hiver 2020 ) du Yo’yo, Le journal d’infos culture, loisirs, écologie des Parents, vous trouverez le 2ème article en lien avec celui qui aborde le thème de la permaculture. Un petit lexique pour tenter de s’y retrouvez au milieu de toutes ces terminologies nouvelles concernant un jardin considéré comme différent, plus respectueux de l’environnement

Petit lexique des pratiques de culture écologique

Sous des terminologies parfois rébarbatives, ces pratiques rejoignent un dessin commun de respect de l’environnement, d’une alimentation saine, de communion avec la nature et de partage avec autrui. Se limitant au jardinage ou l’agriculture pour certaines, d’autres engagent vers une vision plus globale d’organisation sociale, une philosophie voire même une proposition alternative à un modèle économique et politique.

Jardinage bio ou naturel: c’est un ensemble de pratiques écologiques excluant intrants et produits chimiques, reposant notamment sur le paillage du sol, un arrosage modéré, les traitements à base d’extraits de plantes et le maintien d’une riche biodiversité. Appliquée à l’agriculture, la démarche bio rentre dans un cadre législatif et se limite trop souvent à ne pas utiliser d’intrants, ni de produits phytosanitaires issus de la pétrochimie et reste sur un modèle conventionnel : cultures de plein champs, en rang, sur une terre dénudée, beaucoup de travail du sol, peu de biodiversité, beaucoup de mécanisation.

Biodynamie: C’est une méthode s’attachant à entretenir la fertilité du sol ainsi que la santé durable de celui et des plantes qui y poussent afin de procurer une alimentation saine aux animaux et aux hommes.
Elle accorde une grande importance aux rythmes de la nature, à l’influence des astres, particulièrement des cycles lunaires.

Agroforesterie: Adaptable pour un jardin, elle concerne plus encore un modèle agricole qui rassemble des pratiques innovantes et (ou) patrimoniales associant arbres, cultures et-ou animaux sur une même parcelle. Diversifiant les productions (Bois, cultures, élevage,..), elle participe à des mécanismes essentiels comme la séquestration du CO2, le maintien des écosystémes, la captation et la filtration de l’ eau, la limitation de l’érosion, etc…

Agroécologie: Associé à des techniques de culture respectueuses de la nature ( compostage, recherche de complémentarité entre les espèces, culture sur buttes…, ), elle va aussi chercher à intégrer dans sa pratique l’ensemble des paramètres de gestion écologique de l’espace cultivé, comme l’économie et la meilleure utilisation de l’eau, la lutte contre l’érosion, les haies, le reboisement… En tant que mouvement agricole et philosophique mis en lumière par Pierre Rabhi, l’agroécologie se rapproche beaucoup de l’esprit de la permaculture.

Permaculture: Elle n’est pas à proprement parlé un système agricole. Son objet est plus vaste et consiste à construire des installations humaines durables et résilientes. Elle intègre donc l’ensemble des bonnes pratiques de l’agriculture biologique et de l’agroécologie mais également les énergies renouvelables, l’écoconstruction… Ses applications sont multiples : villes, entreprises, économie, énergie… Très théorisée, la permaculture est donc complexe et répond à un vrai projet de société. Pour autant dans le domaine de l’agriculture et du jardin, elle s’appuie sur des principes communs que l’on retrouve dans les modèles évoqués plus haut et notamment ceux plus élaborés de l’agroécologie. S’inscrivant dans la durée et prenant particulièrement en compte les particularités environnementales immédiates, la culture permacole s’inspire beaucoup des forêts où le sol n’est pas travaillé.

A la lumière de ces définitions, si on en reste sur une pratique individuelle, à des modes de cultures, il y a fort à parier que bon nombre d’entre nous, jardiniers amateurs, soucieux de notre santé et de notre environnement, un peu éclairé sur l’importance de la biodiversité, sur la nécessité de prendre soin de notre sol, soyons déjà inscrits dans une démarche permacole sans le savoir, un peu comme Monsieur Jourdain et sa prose.

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